Rares terres : Accord Chili-États-Unis, recherches en République dominicaine et mutisme haïtien

Dans un contexte de concurrence mondiale croissante pour l’accès aux minerais stratégiques, le président chilien José Antonio Kast a signé un accord de coopération avec les États-Unis concernant les terres rares et les minerais critiques. Cet engagement intervient alors que Washington intensifie ses efforts dans la région, notamment en République dominicaine, où des études géologiques ont déjà démarré dans la zone frontalière de Pedernales. En revanche, Haïti reste dans le silence, soulevant des doutes quant à sa participation future à cette bataille pour les ressources.
Le Chili et les États-Unis ont évoqué une déclaration commune visant à renforcer la coopération dans le domaine des minerais rares et critiques, dans un souci de diversifier les chaînes d’approvisionnement et de limiter la dépendance actuelle vis-à-vis de la Chine. Cet accord, signé à Santiago le 11 mars 2026 lors de l’investiture de José Antonio Kast, a été officialisé par Christopher Landau, vice-secrétaire d’État américain, et Francisco Pérez Mackenna, ministre chilien des Affaires étrangères, selon un rapport de Reuters.
Les engagements prévus incluent notamment :
– l’identification de projets miniers innovants ;
– l’encouragement de recherches sur les techniques de traitement des minerais ;
– le soutien financier combiné de capitaux publics et privés ;
– la sécurisation des réseaux d’approvisionnement stratégique.
Le Chili, déjà premier producteur mondial de cuivre et détenteur de réserves significatives de lithium, un élément clé pour la transition énergétique, se positionne comme un partenaire incontournable dans cette dynamique.
Cette alliance cadre avec une stratégie géopolitique américaine visant à réduire sa dépendance envers la Chine pour l’approvisionnement en matières premières essentielles. Dans cette optique, les États-Unis ont également noué un partenariat similaire avec la République dominicaine, où des forages ont débuté dans la région de Pedernales, une zone frontalière jugée prometteuse pour les minerais stratégiques.
Un point intrigant émerge : alors que ces recherches se concentrent sur une région géologiquement proche d’Haïti, aucune prise de position officielle n’a encore été formulée par les autorités haïtiennes. Les implications pour le territoire haïtien, particulièrement dans les formations géologiques communes avec la République dominicaine, restent inconnues, suscitant des interrogations sur la transparence et la stratégie haïtienne.
Cette absence de réaction alimente le débat : certains analystes soulignent un manque d’engagement ou de clarté de la part de Haïti face aux enjeux liés aux ressources naturelles.
Avec l’accélération de la transition énergétique et la demande mondiale croissante en technologies avancées, les minerais critiques deviennent un enjeu géopolitique majeur. En consolidant ses alliances avec des nations productrices comme le Chili ou la République dominicaine, les États-Unis visent à sécuriser l’accès à des matières premières cruciales pour l’économie du XXIe siècle.
Cependant, la question persiste : comment Haïti compte-t-elle s’insérer dans cette nouvelle donne mondiale, où les ressources naturelles déterminent le pouvoir et l’influence ?
Rédaction Kominotek NEWS

