
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a affirmé vendredi l’engagement indéfectible de son gouvernement en faveur de la défense des droits des femmes, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. L’événement s’est déroulé autour du thème « Droits, justice, actions pour toutes les femmes et les filles », marquant une démarche symbolique avant la commémoration officielle.
Le chef du gouvernement a insisté sur le fait qu’une société se construisant sur la lutte contre l’oppression ne peut pas accepter l’injustice envers ses propres citoyennes. « La femme haïtienne, loin d’être une vulnérabilité, est le pilier de notre société », a-t-il déclaré, soulignant que toute violation de ses droits constitue une honte inacceptable. Pour lui, la protection des femmes et des filles doit être placée au cœur des priorités nationales.
Concernant les politiques légales, Fils-Aimé a demandé une application plus rigoureuse des lois contre les violences sexuelles et domestiques. « Bien que des progrès aient été réalisés, le travail reste colossal », a-t-il souligné, appelant à une détermination accrue pour éradiquer toutes formes de discrimination ou de maltraitance. Il a également exhorté les autorités à mener des enquêtes approfondies sur chaque plainte déposée, rappelant que cette cause ne vise pas à stigmatiser les hommes, mais à promouvoir une justice équitable pour tous.
De son côté, la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Pédrica Saint-Jean, a insisté sur la nécessité d’une collaboration inter-institutionnelle pour lutter efficacement contre les violences et les inégalités. Elle a plaidé pour une amélioration de l’accès à la justice pour les victimes, tout en réclamant une représentation plus forte des femmes au sein du système judiciaire, notamment par l’augmentation du nombre de magistrates.
La représentante d’ONU Femmes en Haïti, Marie Goratie Nduwayo, a salué l’engagement du gouvernement et le rôle clé de la ministre Saint-Jean dans cette bataille. « L’égalité des sexes et l’équité doivent être des fondamentaux de notre action publique », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance d’une mobilisation continue pour transformer les promesses en réalisations concrètes.
En conclusion, le message commun transmis par les responsables est clair : la promotion des droits des femmes n’est pas une option, mais une obligation pour garantir un avenir plus juste et plus inclusif. Cette volonté s’inscrit dans un combat global contre les préjugés et les structures discriminatoires, nécessitant une éducation, des lois modernisées et une culture de responsabilité collective.
Rédaction Kominotek NEWS

