Le Corps des gardiens de la révolution islamique menace d’« incendier » tous navires traversant Ormuz

Un responsable iranien du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), Ebrahim Jabari, a affirmé lundi que le détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour le commerce pétrolier mondial, était désormais inaccessible. Selon les médias iraniens, il a averti que tout navire tentant de traverser ce corridor maritime serait ciblé par des attaques menées par les forces iraniennes. « Le détroit est fermé. Si quelqu’un tente de le traverser, les héros du CGRI et de la marine régulière mettront le feu à ces navires », a-t-il déclaré, soulignant l’intensification des tensions régionales après l’attaque coordonnée par Israël et les États-Unis ayant entraîné la mort de figures dirigeantes iraniennes, dont l’ayatollah Ali Khamenei.
Jabari a également annoncé des mesures plus larges, visant à bloquer les infrastructures énergétiques clés. « Nous attaquerons les oléoducs et empêcherons toute sortie de pétrole de la région. Le prix du pétrole montera à 200 dollars par baril dans les prochains jours », a-t-il annoncé sur la chaîne Telegram du CGRI. Il a souligné que les États-Unis, dépendants de cette région pour leur approvisionnement énergétique, n’obtiendraient « pas une goutte » de pétrole, tout en rappelant que le pays détenait des dettes massives, selon l’agence de presse semi-officielle Tasnim.
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et l’Oman, est un point vital pour le commerce mondial, puisqu’il transporte environ 20 % des exportations pétrolières mondiales. Une fermeture prolongée ou même un ralentissement de ce passage pourrait déclencher une flambée des prix du pétrole et exacerber la crise énergétique globale. Les marchés ont d’ores et déjà réagi à ces menaces : lundi matin, les prix du pétrole ont bondi, avec une hausse des cotations du gaz naturel de près de 50 % en Europe et 40 % en Asie après l’arrêt d’approvisionnement par QatarEnergy, un fournisseur majeur, suite à des attaques sur ses installations.
En parallèle, un site industriel clé a été touché : la raffinerie saoudienne de Ras Tanura, capable de traiter plus d’un demi-million de barils par jour, a été ciblée par des drones. Les défenses nationales ont intercepté ces appareils, selon un communiqué officiel de l’agence saoudienne de presse. Cette nouvelle attaque s’ajoute à un tableau régional déjà tendu, avec des réactions croissantes de la part des puissances mondiales.
Les États-Unis, pour leur part, ont annoncé des mesures visant à atténuer les effets de cette crise sur l’économie. Le sénateur Marco Rubio, figure influente du gouvernement américain, a déclaré lundi : « À partir de demain, vous verrez des actions concrètes pour réduire l’impact sur les prix énergétiques. Nous avions anticipé cette possibilité. »
Cette escalade de tensions souligne la fragilité d’un équilibre mondial déjà fragilisé par les conflits géopolitiques et les dépendances énergétiques. Les menaces iraniennes, combinées aux réponses militaires et économiques des alliés israéliens et américains, risquent de prolonger une situation de crise, avec des conséquences potentielles sur la stabilité des marchés mondiaux et la sécurité alimentaire.
Rédaction Kominotek NEWS

