
Le 5 février 2026, l’Initiative pour la Stabilité d’Haïti (ISH) a, une fois de plus, exprimé son mécontentement envers le Conseil présidentiel de transition (CPT), le qualifiant d’obstacle majeur à la résolution de la crise politique et sécuritaire qui gangrène le pays depuis plus de vingt mois. Selon l’organisation, le CPT n’a pas démontré de résultats concrets malgré la gravité de la situation, laissant les Haïtiens face à des défis croissants : insécurité grandissante, institutions paralysées et scandales de corruption liés à certains de ses membres, notamment Smith Augustin, Louis Gérald Gille et Emmanuel Vertilaire.
Lors d’une déclaration publique, les représentants de l’ISH ont souligné les manœuvres du CPT visant à prolonger son mandat au-delà de la date limite fixée par la Constitution, soit le 7 février. Avec moins de 34 heures restantes avant cette échéance critique, l’organisation exige un départ immédiat et inconditionnel de tous les membres du Conseil, au plus tard à 23 h 50 le 6 février. Ce délai, souligne l’ISH, est indispensable pour permettre au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de relancer sérieusement le processus de transition démocratique.
Les responsables de l’ISH ont insisté sur l’urgence de recentrer les efforts gouvernementaux sur les priorités nationales : restauration de la sécurité, lutte intransigeante contre la corruption et organisation d’élections crédibles. Ils ont également appelé les acteurs politiques et la communauté internationale à soutenir une transition transparente, répondant aux aspirations légitimes de la population haïtienne.
L’organisation a mis en garde contre les conséquences d’un retard supplémentaire dans le départ des conseillers. « Le CPT a déjà coûté suffisamment à la nation », a déclaré un membre de l’ISH, ajoutant que « l’insécurité et la corruption ne peuvent plus être tolérées ». Elle a réclamé la création d’un comité indépendant chargé de superviser la sortie des membres du Conseil et de veiller à leur non-ingérence dans les affaires publiques.
L’ISH a également appelé les institutions internationales, notamment les Nations Unies et la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC), à exercer une pression accrue sur le CPT pour respecter les délais constitutionnels. « Une transition réussie dépend de la volonté des autorités haïtiennes de mettre fin à l’impunité et de restaurer la confiance des citoyens », a-t-elle affirmé.
En conclusion, l’ISH a réitéré son engagement à défendre un gouvernement représentatif, efficace et indépendant, capable de répondre aux besoins urgents des Haïtiens. Elle a invité la société civile à jouer un rôle actif dans la surveillance des institutions publiques et à exiger des comptes aux dirigeants sur leurs actions. « Le peuple haïtien mérite une république nouvelle, construite sur des fondations solides et un respect strict des lois », a conclu l’organisation.
Rédaction Kominotek NEWS

