
À la suite d’une réunion consultative consacrée à la situation haïtienne, organisée le 2 février 2026, l’Organisation des États américains (OEA), la Communauté caribéenne (Caricom), les Nations Unies et divers partenaires internationaux ont exprimé leur soutien inébranlable au peuple haïtien. Cependant, ils ont insisté sur une idée centrale : toute solution durable ne peut être élaborée sans la pleine participation des acteurs locaux. Une déclaration commune, publiée le 4 février 2026, résume ces engagements et positions.
Les participants ont souligné que la crise haïtienne ne peut être résolue que par des actions concertées visant à instaurer une gouvernance efficace et transparente, à restaurer la sécurité publique et à organiser des élections libres et représentatives. Ces priorités, jugées incontournables, sont perçues comme des piliers essentiels pour assurer la paix, la prospérité et la stabilité du pays, tout en facilitant un soutien cohérent de la communauté internationale.
Cette initiative intervient alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition, établi pour stabiliser le pays, arrive à son terme le 7 février 2026. Les signataires de la déclaration ont rappelé que de vastes régions du pays restent marquées par l’insécurité, le manque d’accès aux services de base et des conditions de vie précaires. Par ailleurs, le droit fondamental des citoyens haïtiens à voter, pour élire légalement un président et un Parlement constituants, est régulièrement bafoué, selon les autorités internationales.
Un point critique a également été abordé : l’influence destructrice des gangs armés. Leurs activités, selon les participants, mettent en péril l’économie, les institutions et la cohésion sociale du pays. Pour les organisations impliquées, la lutte efficace contre ces groupes criminels est une condition préalable à toute avancée concrète. « Sans une amélioration de la sécurité, ni les élections, ni l’aide humanitaire ne pourront être organisées de manière durable », a insisté l’un des représentants.
Dans ce contexte, les signataires ont mis en avant l’importance de la résolution 2793 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Celle-ci prévoit notamment le déploiement rapide d’une force dédiée à la répression des gangs, une mesure jugée indispensable pour redonner confiance à la population et relancer les investissements. « La mise en œuvre de cette résolution doit être un signal clair à l’ensemble des acteurs haïtiens », ont-ils affirmé.
En conclusion, l’OEA, la Caricom et l’ONU ont exhorté toutes les forces politiques et sociales du pays à travailler main dans la main, dans l’intérêt supérieur de la nation. « Aucune solution imposée ne peut résoudre les défis profonds d’Haïti. Seule une initiative menée par les Haïtiens, avec le soutien des partenaires, peut mener à une stabilité durable », ont-ils conclu. Cette déclaration marque un plaidoyer clair pour une autonomie des décisions, tout en soulignant le rôle mobilisateur de la solidarité internationale.
Rédaction Kominotek NEWS

