
Le Canada, nouveau fer de lance sur la scène politique haïtienne, a récemment affirmé son soutien au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, visé par une tentative de révocation de la part du Conseil provisoire de transition (CPT). Après les États-Unis et l’Union européenne, le gouvernement canadien s’est prononcé, exigeant que les membres de cette instance présidentielle honorent leurs engagements de démissionner le 7 février prochain. Une position claire qui souligne l’importance qu’accorde Ottawa à la stabilité d’Haïti à un moment critique de son histoire.
Les autorités canadiennes ont exprimé une profonde inquiétude face aux initiatives de certains membres du CPT, visant à remplacer le Premier ministre à quelques jours de la fin de leur mandat. Dans un communiqué publié sur la plateforme X le jeudi 22 janvier, l’ambassade du Canada en Haïti a insisté sur les conséquences potentiellement graves de ces actions. « Une telle démarche risque d’attiser le désordre et de compromettre la sécurité du pays en une période déterminante pour son avenir », a-t-on souligné. Le message envoyé par le Canada met en garde contre toute remise en cause de la continuité institutionnelle, mettant en avant l’importance de respecter les échéances électoralistes.
Le gouvernement canadien a réitéré son appel à la démission collective du CPT, invitant ses membres à ne pas entraver davantage les progrès vers des élections libres, équitables et transparentes. « Il est impératif que l’ensemble des acteurs politiques respectent leurs engagements et facilitent la tenue d’un scrutin conforme aux normes démocratiques », a-t-on insisté. En parallèle, Ottawa a fait part de sa détermination à sanctionner sévèrement toute entité ou individu dont les actes mettraient en danger la paix, la sécurité et la cohésion sociale d’Haïti. Ces mesures, restant à définir, pourraient inclure des restrictions financières, des interdictions de voyage ou d’autres actions diplomatiques.
Cette position ferme du Canada s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions croissantes au sein de la classe politique haïtienne. Tandis que certaines factions tentent de prolonger leur influence, d’autres, comme le Premier ministre Fils-Aimé, défendent l’observance des délais électoraux. Le soutien international, en particulier celui des pays occidentaux, joue désormais un rôle central dans la résolution de cette crise. Reste à savoir si les pressions exercées par Ottawa et ses alliés parviendront à ramener la sérénité, ou si les désaccords institutionnels s’enracineront davantage. L’avenir d’Haïti, entre espoir de réformes et risque de fragmentation, semble plus que jamais suspendu à la volonté des acteurs locaux de dialoguer.
Rédaction Kominotek NEWS

