
Le Conseiller-Président Louis Gérald Gilles, entouré d’autres membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), a organisé mercredi une réunion importante à la Villa d’Accueil avec des représentants de la société civile. Cette rencontre, centrée sur les défis du dialogue interhaïtien, a réuni des figures influentes du CPT, dont les conseillers-présidents Smith Augustin, Emmanuel Vertilaire, Frinel Joseph et Leslie Voltaire, ainsi que Fritz Alphonse Jean. De l’autre côté, des représentants civils tels que le Dr Charles Tardieu et le pasteur Wilson André ont participé activement à ces échanges.
Les discussions, selon les informations partagées après l’événement, ont abordé des sujets clés comme la préservation de la stabilité politique, l’assurance de la continuité de l’État et la finalisation du processus électoral. Louis Gérald Gilles a insisté sur l’importance d’une convergence nationale inclusive, qu’il considère indispensable pour restaurer la confiance dans les institutions et renforcer la transition démocratique. « Un consensus fédérateur est vital pour surmonter les divisions et garantir un avenir paisible », a-t-il déclaré en soulignant l’urgence de cette démarche.
Fritz Alphonse Jean, également présent lors de cette réunion, a publié un message sur sa page X, précisant : « Échanges mardi 13 janvier à la Villa d’Accueil avec des figures de la société civile sur la gouvernance post-7 février. » Cette publication a souligné l’objectif de cette initiative : préparer le terrain pour un leadership politique après le terme du CPT.
Cependant, cette démarche suscite des critiques. Plusieurs observateurs, notamment des acteurs de la société civile, dénoncent des lacunes majeures dans la gestion des priorités du CPT. Selon eux, le Conseil n’a pas encore résolu des enjeux fondamentaux comme la réduction de l’insécurité ou l’organisation d’élections crédibles. « Le mandat du CPT arrive à échéance le 7 février, mais les promesses faites ne sont pas tenues », pointe une voix critique. Ces réserves interpellent sur la pertinence de ces consultations, jugées trop tardives pour influencer réellement le déroulement des élections.
Les opposants soulignent également que la crédibilité du CPT est mise à mal par des dysfonctionnements internes et des accusations de partialité. « Il est difficile d’écouter des conseils lorsqu’on constate que les bases d’une transition saine ne sont pas respectées », estime un analyste politique.
Ces critiques mettent en lumière une tension entre les actions entreprises par le CPT et les attentes de la population. Alors que le 7 février approche, les doutes sur la capacité du Conseil à livrer un héritage crédible persistent. Des acteurs de la société civile demandent davantage de transparence et de résultats concrets, afin de valider ces consultations comme un pas vers une démocratie renforcée.
En dépit des divergences, la réunion témoigne d’un effort pour inclure des acteurs externes dans les réflexions sur l’avenir du pays. Pourtant, la crédibilité de ces initiatives dépendra de leur traduction en actions tangibles, capables d’apaiser les tensions et de restaurer la confiance des Haïtiens.
Rédaction Kominotek NEWS

