Urgent : Dmitri Medvedev, proche de Poutine, menace d’organiser l’enlèvement du chancelier allemand en réaction aux actions de Trump au Venezuela

Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe et figure proche de Vladimir Poutine, a suggéré, dans un message allant jusqu’à l’absurde, l’organisation d’une opération similaire à celle qui aurait abouti à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, en visant le chancelier allemand Friedrich Merz. Ces propos, relayés via les réseaux sociaux et un entretien avec l’agence Tass, ont suscité un tollé, tant pour leur extrême gravité que pour leur caractère provocateur.
Medvedev, qui n’occupe plus de charge exécutive au Kremlin depuis qu’il a quitté le pouvoir en 2012, est régulièrement utilisé comme un porte-parole officieux de la ligne politique russe. Malgré son statut de « mégaphone » du président, ses déclarations, souvent extrêmes, sont interprétées comme des signaux stratégiques. Depuis avril 2022, il est sanctionné par l’Union européenne et les États-Unis en raison de son rôle dans l’agression contre l’Ukraine.
Dans un tweet publié sur X, Medvedev a qualifié l’action menée par l’administration Trump contre Maduro de « cynique et brutale », affirmant que cette opération avait été motivée non par des préoccupations sur les drogues, mais par le contrôle des réserves pétrolières vénézuéliennes. « Le droit le plus fort prime sur la justice ordinaire, mais il est douteux qu’ils puissent gouverner le Venezuela à distance », a-t-il écrit, suggérant que les États-Unis n’avaient pas les moyens de gérer un pays étranger.
Dans l’entretien avec Tass, Medvedev a défendu l’autorité de Maduro tout en évoquant une possible réponse russe. Il a mentionné explicitement le chancelier allemand Friedrich Merz, le qualifiant de « néonazi », et suggéré que son enlèvement pourrait être une « suite logique » à l’opération américaine. « Enlever Merz serait un excellent rebondissement dans cette série de carnavals », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que cela ne nuirait pas à l’Allemagne, « car les citoyens y souffrent pour rien ».
Ces déclarations interviennent alors que Friedrich Merz s’est publiquement opposé à l’action de Trump au Venezuela, tout en exprimant son soutien à l’Ukraine. Le chancelier allemand a également défendu l’idée d’utiliser les avoirs russes gelés en Europe pour financer des prêts à Kiev, un point bloqué par la Belgique lors du sommet européen de décembre dernier.
Medvedev a cherché à justifier ses propos en les liant à l’accusation récurrente de Poutine selon laquelle l’Ukraine serait dirigée par des « néonazis », un argument instrumentalisé pour légitimer l’invasion. Cependant, les menaces explicites contre une figure européenne, même symboliques, ont alimenté les inquiétudes quant à une escalade verbale entre Moscou et l’Europe.
Les autorités allemandes n’ont pas encore réagi publiquement à ces menaces, tandis que les réseaux sociaux débattent de la pertinence de traiter ces déclarations comme un simple « coup de communication » ou une véritable menace. L’analyse des experts suggère que ces propos, bien que dramatiques, relèvent davantage d’une posture stratégique visant à déstabiliser la position de l’Allemagne dans l’Union européenne que d’une intention concrète.
En tout état de cause, le message de Medvedev illustre une fois de plus la tension entre la Russie et ses partenaires occidentaux, où les mots, parfois extrêmes, deviennent autant d’outils de diplomatie de la puissance.
Rédaction Kominotek NEWS

