Les États-Unis envisagent une coopération conditionnelle avec le Venezuela après l’arrestation de Maduro

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a affirmé, lors d’une interview diffusée samedi 3 janvier par la chaîne NBC, que les États-Unis collaboreraient avec les dirigeants vénézuéliens « uniquement si ceux-ci prennent des décisions responsables ». Interrogé sur les perspectives de collaboration entre Washington et Caracas, M. Rubio a souligné que les autorités américaines « évalueront les actions de la vice-présidente Delcy Rodriguez et des autres figures encore actives dans le gouvernement vénézuélien, avant de décider de la suite des actions ». « En cas d’ingratitude ou de mauvaise volonté, les États-Unis conserveront des outils économiques et diplomatiques, comme l’embargo sur les exportations pétrolières, afin de protéger leurs intérêts », a-t-il averti.
Ces déclarations interviennent à peine quelques heures après que le président américain, Donald Trump, a officialisé, dans un communiqué publié vendredi 2 janvier, l’intervention de son pays dans les affaires vénézuéliennes. Selon lui, les États-Unis, malgré les réticences de la communauté internationale, assumeront la gestion de ce pays souverain après l’arrestation de son président, Nicolás Maduro, perpétrée par les forces spéciales américaines le matin du 3 janvier 2026. Une décision que plusieurs leaders étrangers, notamment en Europe et au Mexique, ont qualifiée de « violation éhontée du droit international ».
Le ministre de la Défense vénézuélien, le général Vladimir Padrino López, a immédiatement réagi, exigeant la libération de Maduro, qualifiant son enlèvement de « violation des accords diplomatiques ». Il a également condamné l’exécution sommaire de plusieurs membres de l’équipe de protection de Maduro par les forces armées américaines, dénonçant un « acte de violence inacceptable ».
Les tensions entre les deux nations du continent américain ont atteint un niveau inédit ces derniers mois. Après avoir accusé Maduro de « diriger un réseau terroriste étranger », les États-Unis ont lancé une opération militaire sur le sol vénézuélien à la veille du 3 janvier. Cette intervention, qui a fait plusieurs dizaines de morts selon des sources vénézuéliennes, a été vivement critiquée par la Russie, la Chine et l’Iran, considérant qu’elle outrepasse l’indépendance du Venezuela.
Depuis l’arrestation du chef de l’État vénézuélien, les autorités américaines étudient la possibilité d’imposer un gouvernement de transition, tout en surveillant les réactions des acteurs locaux. « Nous ne voulons pas d’une guerre ouverte, mais garantir la stabilité dans la région », a insisté Marco Rubio. Cependant, les alliés de Maduro, notamment dans l’armée et le parti socialiste, menacent de résister à toute tentative d’intervention étrangère, affirmant que le Venezuela restera « une nation souveraine et indépendante ».
Les négociations diplomatiques entre les deux camps restent suspendues, tout en attendant une possible médiation de pays tiers. La communauté internationale, divisée sur la légitimité de l’action américaine, appelle à un retour au dialogue pour éviter un conflit humanitaire majeur.
Rédaction Kominotek NEWS

