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Force de lutte contre les gangs : les États-Unis obtiennent des engagements pour 7 500 soldats

La force internationale destinée à combattre les gangs armés en Haïti, approuvée par les Nations Unies depuis septembre 2024, rencontre encore des difficultés pour être pleinement constituée. Selon le secrétaire d’État américain Marco Rubio, les États-Unis ont toutefois recueilli des promesses de 7 500 soldats étrangers, révèle le média Al Jazeera. Cette initiative, soutenue par plusieurs pays, vise à stabiliser une situation sécuritaire dégradée dans le pays caraïbe, touché par des violences sans précédent.

Lors d’une conférence de presse de fin d’année organisée le vendredi 19 décembre au département d’État, Marco Rubio a insisté sur l’importance de ce déploiement. « Nous avions initialement fixé notre objectif à 5 500 militaires. Grâce à la coopération internationale, nous avons désormais des engagements pour 7 500 hommes », a-t-il déclaré, soulignant une montée en puissance des contributions financières et logistiques des donateurs.

L’Organisation des États américains (OEA) a, quant à elle, annoncé le 12 décembre que 18 pays s’étaient engagés à participer à cette coalition an-gang. Parmi eux figurent des nations latino-américaines comme le Brésil, le Mexique ou le Pérou, ainsi que des États d’Afrique et d’Europe. Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, a précisé que les premières unités pourraient être déployées dès le début de l’année 2026, une fois les négociations administratives finalisées.

Cette opération, encadrée par les Nations Unies et l’OEA, s’inscrit dans un contexte critique pour Haïti, où les gangs contrôlent près de 80 % du territoire et imposent des impôts aux populations civiles. Les violences, les enlèvements et les attaques ciblées sur les institutions ont rendu l’action des forces locales inefficace. « Le gouvernement haïtien a réclamé un soutien international pour rétablir l’ordre », a rappelé Marco Rubio, tout en mettant en garde contre les risques d’ingérence excessive.

Les détails sur la structure de la force restent encore flous. Selon les dernières informations, elle comptera probablement des unités de gendarmerie et des forces spéciales, chargées de désarmer les groupes armés et de renforcer la sécurité des quartiers sensibles. Les États-Unis, bien que membres du conseil de sécurité des Nations Unies, n’ont pas encore confirmé leur participation directe, préférant se concentrer sur la coordination logistique et le financement.

Les défis sont nombreux : des frictions diplomatiques avec des pays latino-américains inquiets de l’influence américaine en région caraïbe, ou encore des défis techniques liés au transport des troupes. De plus, les autorités haïtiennes doivent faire face à un manque de coopération intérieure, avec une cour de justice corrompue et une police locale démoralisée.

En dépit de ces obstacles, le message des États-Unis est clair : « La communauté internationale ne peut plus ignorer la crise haïtienne. Nous devons agir maintenant pour éviter une escalade vers le chaos », a conclu Marco Rubio. La mise en place de cette force dépendra néanmoins de la capacité à mobiliser des ressources suffisantes et à convaincre les populations locales de la légitimité de l’intervention.

 

Rédaction Kominotek NEWS

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