
Une série d’événements violents a secoué la commune d’Arcahaie, dans le nord-ouest haïtien, le mardi 16 décembre 2025, suite à une intervention de la Police nationale d’Haïti (PNH). Selon des sources non officielles, au moins six individus armés, affiliés au groupe criminel Viv Ansanm, ont été tués lors d’un échange de coups de feu avec les forces de l’ordre dans le quartier de Bessi. L’opération, déclenchée pour contenir l’influence grandissante des gangs dans la région, a dégénéré en chaos, laissant derrière elle des dégâts matériels importants et une population traumatisée.
Les premiers échos indiquent que les forces policières, déployées dans le cadre d’une campagne de sécurité nationale, ont tenté d’intercepter les membres de Viv Ansanm, connus pour leur activité dans plusieurs zones du pays. Cependant, l’affrontement a rapidement tourné à l’avantage des gangs, entraînant la mort de plusieurs de leurs membres. Parmi les témoins, certains décrivent des scènes de confusion, avec des balles traçantes illuminant le ciel nocturne et des cris résonnant dans les rues.
En conséquence, des actes de vandalisme sans précédent ont été rapportés. Des habitants, armés ou non, ont mis le feu à une vingtaine de véhicules de transport public, paralysant la circulation sur la route nationale reliant Arcahaie aux communes avoisinantes de l’Artibonite. Ces actes, perçus comme une riposte à l’intervention policière, ont alimenté les tensions entre les communautés locales et les forces publiques. Les habitants, paniqués, ont confiné leurs familles à l’intérieur de leurs maisons, tandis que les écoles et les commerces ont dû fermer temporairement.
La police a réagi en renforçant sa présence dans la région, déployant des unités mobiles et des véhicules blindés pour prévenir d’autres incidents. Cependant, aucune déclaration officielle n’a encore été publiée concernant le bilan humain exact ou l’arrestation éventuelle de suspects. Les autorités locales ont appelé au calme, tout en soulignant l’urgence de renforcer la coopération entre les forces de l’ordre et les citoyens pour rétablir la sécurité.
Ces violences interviennent alors que le gouvernement haïtien intensifie ses efforts pour reprendre le contrôle de territoires longtemps contrôlés par des groupes armés. Malgré les opérations régulières, les tensions persistantes reflètent l’insécurité structurelle du pays. Les experts soulignent que la faiblesse de l’État et l’absence de réformes politiques efficaces continuent de nourrir la prolifération des gangs.
Dans ce contexte, la population d’Arcahaie, déjà fréquemment touchée par la violence, redoute une escalade des hostilités. Les habitants, comme le souligne un résident interrogé, expriment leur frustration face à l’incapacité des institutions à assurer leur protection. « Nous vivons dans la peur chaque jour, et chaque opération policière ne fait qu’aggraver la situation », déclare un habitant anonyme.
Jusqu’à présent, aucune autorité haïtienne n’a confirmé la présence de victimes civiles ou de policiers blessés. Les enquêtes sont en cours pour établir les circonstances exactes des affrontements et identifier les responsables des actes de vandalisme. Cette crise souligne une fois de plus les défis majeurs auxquels le pays est confronté dans la lutte contre l’insécurité, mettant en lumière l’urgence de solutions durables pour restaurer la paix et la confiance dans les communautés.
Rédaction Kominotek NEWS

