Washington confisque un pétrolier sous sanctions : la riposte furieuse du Venezuela

Les États-Unis ont procédé à la saisie d’un méga-pétrolier au large des côtes vénézuéliennes, révélant mercredi 10 décembre une décision du président Donald Trump, dans un contexte de tensions exacerbées avec Caracas, qui accuse Washington d’une « violation audacieuse des lois internationales ».
À la Maison-Blanche, le chef de l’État américain a déclaré que les forces armées avaient « arraisonné un pétrolier de grande taille, le plus vaste jamais confisqué », selon un communiqué relayé par France 24. Selon les données d’**MarineTraffic**, le navire, baptisé *Skipper*, transportait 1,1 million de barils de pétrole brut placé sous sanctions. La procureure américaine Pam Bondi a précisé sur sa plateforme X que ce navire, sous sanctions depuis plusieurs années, était impliqué dans une chaîne de transport clandestin de pétrole destiné à financer des groupes terroristes étrangers.
Elle a ajouté que l’opération, menée conjointement par le FBI, le Service des enquêtes de la sécurité intérieure et les garde-côtes, bénéficiait du soutien des forces terrestres et avait pour objectif de « mettre en œuvre un mandat de confiscation contre un VLCC utilisé pour le trafic de pétrole sous sanctions provenant d’Iran et du Venezuela ».
Caracas a immédiatement condamné cet acte, l’évoquant comme un « vol cynique » et un « crime contre la souveraineté nationale », selon un communiqué du ministère vénézuélien des Affaires étrangères. Le gouvernement de Nicolás Maduro accuse les États-Unis de vouloir s’« approprier illégalement les ressources pétrolières de son pays sans compensation ». Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a évoqué lors d’un discours télévisé des accusations similaires, qualifiant les autorités américaines de « prédateurs économiques » et de « violeurs de la paix internationale ».
Le président vénézuélien, lors d’un meeting à Caracas, a réclamé un cessez-le-feu immédiat contre l’« interventionisme agressif et illégitime des États-Unis dans l’hémisphère », sans toutefois mentionner directement la confiscation du navire. En parallèle, le représentant commercial de l’Union européenne au Venezuela, Jaime Luis Socas, a souligné que la baisse des importations de pétrole brut pourrait atteindre 75 % en 2025, passant de 1,535 milliard d’euros en 2024 à 383 millions d’euros, amplifiant ainsi les conséquences économiques pour les deux pays.
Une image, extraite d’une vidéo partiellement censurée partagée par la procureure générale Pamela Bondi, montre le pétrolier immobilisé par les forces américaines près des eaux territoriales vénézuéliennes le 10 décembre 2025. Ce cliché, diffusé par le Bureau fédéral des procureurs via l’agence Associated Press, illustre une opération controversée marquant un nouveau tournant dans le conflit diplomatique entre les deux nations.
Cette prise de position des États-Unis risque d’aggraver davantage les relations géopolitiques, mettant en lumière les divergences sur les sanctions pétrolières et les allégations de violations des conventions maritimes. Les réactions divergentes soulignent un éclat croissant entre les visions idéologiques et économiques des deux États, tandis que la communauté internationale observe une escalade potentielle dans un contexte déjà fragile.
Rédaction Kominotek NEWS

