
Depuis le matin du vendredi 14 novembre, une opération militante entre la Police nationale d’Haïti et les membres du gang « 400 mawozo » fait rage dans la commune de Croix-des-Bouquets, notamment dans les quartiers de Santo et Lilavois. Cette confrontation, selon les premiers éléments recueillis par la rédaction, a déjà coûté plusieurs vies du côté des groupes armés. Par ailleurs, un hélicoptère utilisé par les forces de sécurité a été détruit dans le cadre de cette action.
Contrairement aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles les miliciens auraient abattu l’appareil, la Police nationale haïtienne (PNH) a clarifié la situation dans un communiqué officiel. D’après cette institution, l’hélicoptère, chargé de soutenir les unités terrestres, a dû effectuer un atterrissage d’urgence à cause d’un incident mécanique. Une panne technique aurait rendu l’appareil incontrôlable, obligeant le pilote à se poser dans une zone sécurisée.
Les forces de l’ordre ont précisé que les agents présents à bord de l’hélicoptère avaient été évacués sereinement vers des positions terrestres. Avant de quitter les lieux, les unités ont procédé à l’incinération du véhicule aérien, un geste stratégique visant à l’empêcher de tomber entre les mains des combattants adverses. L’appareil, jugé irrécupérable, a été détruit pour éviter son utilisation ultérieure contre ses forces d’origine.
L’opération, qui se concentre actuellement sur l’est de la capitale, reste active malgré les difficultés. Aucun bilan officiel n’a encore été rendu public, tout comme le sort de certains civils présents dans la zone. Cependant, des sources sur le terrain rapportent la mort d’un proche de Lanmò 100 Jou, chef de file d’un groupe rival. Un fusil de précision Barnett M82, modèle souvent utilisé lors de ces conflits, serait également tombé entre les mains des forces de sécurité.
Les tensions dans la région ne montrent aucun signe de réduction, les deux camps s’affrontant dans un contexte marqué par un regain de violences. Les habitants des quartiers touchés vivent une période d’incertitude, avec des restrictions d’accès aux routes principales et un climat d’insécurité persistante. Les autorités locales appellent à la prudence, tout en soulignant l’importance d’éviter les fuites d’informations non vérifiées.
La PNH a réitéré son engagement à mettre fin à ces affrontements, tout en rappelant que des mesures de sécurité supplémentaires ont été déployées pour encadrer l’opération. Les enquêtes sur les circonstances exactes de la destruction de l’hélicoptère sont en cours, et des inspections techniques sont prévues pour déterminer les causes de la défaillance mécanique.
Dans un communiqué, la police a également appelé la population à rester vigilante et à signaler tout mouvement suspect dans les zones concernées. Les autorités espèrent renforcer leur présence dans les jours à venir, en coordination avec des partenaires internationaux, pour stabiliser la situation et ramener le calme.
Les prochaines heures restent cruciales pour évaluer l’impact de cette opération et les prochaines étapes de la lutte contre les gangs armés. Les forces de l’ordre travaillent en étroite collaboration avec les services de santé pour prendre en charge les blessés éventuels et sécuriser les zones de combat.
En attendant un bilan plus détaillé, les autorités locales continuent de déplorer la montée de la violence dans la région, un phénomène qui affecte gravement la stabilité de tout le pays. Les efforts de réconciliation et de dialogue, souvent évoqués dans les déclarations officielles, semblent pour l’instant insuffisants face à l’escalade des tensions.
Rédaction Kominotek NEWS

