
La ville de Gros-Morne, située dans le département de l’Artibonite en Haïti, est secouée par une vague d’angoisse depuis l’arrestation de Wilgens Chérisma, un individu identifié comme le bras droit du gang Tibwadòm, soupçonné d’avoir orchestré l’attaque sanglante qui a frappé la commune le dimanche 2 novembre 2025. Selon des déclarations officielles de la Police nationale d’Haïti (PNH), cette arrestation marquerait une victoire symbolique dans la lutte contre les groupes armés qui sévissent dans la région depuis plusieurs mois.
L’opération a eu lieu après une fusillade qui a coûté la vie à trois civils, touchés par balles lors de l’assaut mené par les membres du gang. Les victimes, dont les identités sont encore investiguées, ont trouvé la mort en plein jour, suscitant une onde de panique parmi les habitants. Selon les autorités, les agresseurs ont utilisé des armes létales et des véhicules bruyants pour semer la terreur. Les habitants, témoins de cette violence, décrivent un climat d’insécurité inédit, où les routes menacées par les gangs rendent les déplacements dangereux.
Wilgens Chérisma, désormais en détention, est présenté par les forces de l’ordre comme un acteur majeur du Tibwadòm, une organisation criminelle qui a accru sa notoriété dans la région grâce à des attaques ciblées contre les forces de sécurité et les populations civiles. D’après des sources sécuritaires anonymes, le suspect aurait joué un rôle clé dans la planification de l’offensive de Gros-Morne, en coordination avec d’autres chefs locaux. Son arrestation, obtenue après des mois d’enquêtes discrètes, illustre la détermination de la PNH à cibler les cerveaux derrière les conflits armés.
Après son interpellation, Wilgens Chérisma a été transféré vers les tribunaux compétents pour les procédures judiciaires. La PNH a affirmé, dans un communiqué, que cette action faisait partie d’une stratégie plus large visant à désarmer le réseau Tibwadòm et à rétablir la paix dans la région. « Nous poursuivons nos opérations pour neutraliser les autres éléments de ce gang et garantir la sécurité des citoyens », a déclaré un porte-parole de la police.
Les habitants de Gros-Morne, divisés entre soulagement et inquiétude, espèrent que cette arrestation sera un tournant décisif. « On craint toujours pour nos vies, mais cette action de la police donne un peu d’espoir », a confié une résidente locale. Cependant, des observateurs soulignent que les gangs restent bien ancrés dans la région, bénéficiant d’un soutien local parfois tacite.
La PNH, malgré ses efforts, fait face à des défis persistants, notamment le manque de ressources et la complexité des réseaux criminels. Les autorités haïtiennes appuient sur la coopération internationale pour renforcer les capacités de sécurité, tout en appelant la population à signaler toute activité suspecte.
En conclusion, l’arrestation de Wilgens Chérisma représente un pas vers la justice, mais le combat contre le Tibwadòm reste long et exige une mobilisation collective. La communauté locale, marquée par des mois de violence, attend des actions concrètes pour retrouver un semblant de tranquillité. Les prochaines semaines détermineront si cette étape sera un tournant ou simplement une étape dans une lutte sans fin.
Rédaction Kominotek NEWS

