
Une vaste opération coordonnée, organisée dans la nuit du 27 au 28 octobre par la Police nationale d’Haïti (PNH) en partenariat avec un groupe de citoyens engagés dans la défense locale, a abouti à la neutralisation de dix bandits armés jusqu’aux dents à Lascahobas, dans le département du Centre.
Selon le journaliste Robenson Joseph, correspondant pour Radio Kanpech, les individus ont été capturés ou abattus lors d’un assaut ciblé dirigé contre leur repaire, situé à Sarazin, une localité réputée pour son activité criminelle. Cette intervention, menée après des semaines de préparation avec l’aide de résidents formés en groupes de protection communautaire, visait à éliminer un réseau notoire impliqué dans des vols aggravés, des extorsions et des actes de violence envers la population. Trois agents des groupes d’autodéfense ont été grièvement touchés lors des combats, mais leurs conditions médicales sont jugées stables, selon des sources locales.
Les habitants de Lascahobas ont accueilli cette opération avec soulagement, tout en appelant à un soutien accru en équipements et en ressources pour la PNH, afin d’intensifier la lutte contre les gangs armés qui sévissent dans la région. Par ailleurs, dans le département de l’Artibonite, les forces de sécurité et les milices locales restent en alerte à Désarmes, où des affrontements ont éclaté récemment. Le journaliste Daniel Louis, de la Radio communautaire de Désarmes, signale que plusieurs individus suspectés d’appartenir à des gangs ont été tués lors des actions du dimanche 26 octobre, avec des blessés légers parmi les forces locales.
Ces initiatives conjointes illustrent une dynamique croissante de collaboration entre les citoyens et les autorités policières, face à l’escalade de la violence armée dans plusieurs zones du pays. Les autorités locales soulignent que ces opérations soulignent l’importance de renforcer les partenariats entre les institutions étatiques et les acteurs locaux, pour mieux protéger les communautés menacées. En effet, les groupes d’autodéfense, souvent négligés dans les stratégies nationales, jouent un rôle clé dans la déstabilisation des réseaux criminels, grâce à leur connaissance approfondie du terrain et de leurs réseaux de surveillance.
Cependant, les responsables rappellent que ces collaborations doivent être encadrées par des protocoles sécuritaires et des formations spécifiques, afin de minimiser les risques pour les civils et les forces de l’ordre. Les prochaines étapes, selon les plans partagés entre la PNH et les organisations communautaires, incluent l’extension de ces opérations vers d’autres secteurs instables, ainsi que l’instauration d’une coordination permanente pour anticiper les mouvements des gangs. Ce déploiement renforcé marque un tournant dans la gestion de la sécurité, où l’implication citoyenne se conjugue avec l’appareil étatique, dans un contexte où la décentralisation des efforts de lutte contre l’insécurité devient incontournable.
Rédaction Kominotek NEWS

