République dominicaine : Un mois d’octobre marqué par une intensification des opérations antidrogue

Les autorités dominicaines ont enregistré un mois d’octobre particulièrement actif dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, selon un bilan publié par la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD). Les forces de sécurité ont confisqué plus de 847 000 grammes de substances illicites et arrêté 3 166 individus dans le cadre d’opérations menées à travers le pays.
Les forces de police, appuyées par le ministère public et la police nationale, ont mené 218 perquisitions et plus de 12 000 opérations conjointes dans plusieurs provinces. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la Force de Tâche Conjointe, un groupe d’experts chargé de renforcer la coordination entre les institutions et de cibler les réseaux criminels impliqués dans la distribution de drogues. Selon le communiqué officiel, ces mesures visent à « désarticuler les chaînes logistiques et financières soutenant le trafic illicite ».
Parmi les substances saisies figurent des quantités importantes de cocaïne (387 772 grammes), de marijuana (446 157 grammes), ainsi que 13 686 doses de crack, 21,3 grammes de haschisch, 7,6 grammes de “tusi” (un produit psychotrope local), 39,3 grammes de méthamphétamine et 266 comprimés d’ecstasy. Le total consolidé des confiscations s’élève à 847 685 grammes, soit une opération d’envergure dans la stratégie nationale de démantèlement des réseaux.
L’arsenal récupéré lors des opérations comprend 25 armes à feu, 58 machettes et couteaux, 21 véhicules, 104 motocyclettes, 103 équipements de communication (radios, walkie-talkies), 853 téléphones portables, 396 balances, trois gilets pare-balles, quatre machines à sous, des billets en pesos et dollars, ainsi que du matériel utilisé pour l’emballage des stupéfiants.
La DNCD a souligné dans son rapport que ces opérations reflètent l’intensification des efforts de la Force de Tâche Conjointe pour étendre son champ d’action. « Les forces de sécurité s’adaptent aux méthodes évoluées des trafiquants en développant des techniques opérationnelles innovantes, tout en assurant une veille constante sur les zones à risque », a expliqué l’institution.
Les arrestations ont touché des acteurs clés des chaînes de distribution, notamment des intermédiaires, des transporteurs et des consommateurs fréquentant des lieux de traite. La DNCD a également mis en garde contre la montée de la production locale de drogues synthétiques, un phénomène inquiétant pour les autorités.
Dans un communiqué distinct, le ministère de l’Intérieur a appelé la population à signaler toute activité suspecte via les canaux officiels. « Chaque citoyen est un acteur essentiel dans la lutte contre la criminalité », a insisté un porte-parole, rappelant les numéros de contact et les plateformes numériques dédiées.
Ces opérations s’inscrivent dans un contexte régional marqué par la montée de la violence liée au trafic de drogues, en particulier dans les Caraïbes. La République dominicaine, située à un carrefour stratégique entre l’Amérique du Sud et les États-Unis, reste un point de passage crucial pour le transit de stupéfiants. Les autorités espèrent que cette intensification des contrôles contribuera à réduire la criminalité et à protéger les communautés.
Le bilan d’octobre représente un record pour la DNCD, dépassant les chiffres d’octobre 2024. Les autorités ont annoncé l’intention de maintenir ce rythme dans les mois à venir, avec un accent particulier sur les zones rurales et les frontières côtières, souvent négligées dans les opérations précédentes.
Rédaction Kominotek NEWS

