
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a rendu publics, ce mercredi, les résultats officiels du baccalauréat. Parmi les candidats reçus, figure le jeune Wanderson Zamy, dont l’assassinat par un agent de sécurité du ministère il y a un mois a secoué le pays. Bien qu’il ait obtenu une note de 1130/1900, il n’a pas pu célébrer cet important accomplissement avec ses proches, une étape marquante que tant de jeunes attendent avec anxiété.
Passionné de basket-ball et très actif sur les réseaux sociaux, Wanderson Zamy attendait avec impatience les résultats de ses examens. Aujourd’hui, malgré ce succès, sa famille et ses amis ne peuvent que pleurer la perte d’un jeune homme plein de promesses. Tous décrivent une vie interrompue, un avenir brisé et un rêve qui ne verra jamais le jour.
Ce drame, survenu lors d’une manifestation d’enseignants et attribué aux tirs d’un agent de sécurité, soulève de nombreuses questions sur la gestion de la sécurité au sein des institutions publiques. Ses amis, camarades de classe et abonnés sur les réseaux sociaux pleurent sa disparition et réclament justice pour ce jeune homme dont la vie a été fauchée dans son élan.
« C’est dur de passer des années à étudier, à se donner corps et âme, et de ne pas pouvoir goûter aux fruits de ses efforts. Wandou est mort sans pouvoir célébrer sa réussite ni accomplir son destin », confie Laurie, une amie émue aux larmes, qui a partagé ces mots poignants.
Un camarade de classe, submergé par l’émotion, n’a pas hésité à dénoncer ce qu’il considère comme une irresponsabilité des autorités : « Le CEP, le gouvernement, tous sont responsables. Il est mort à cause de leur négligence et de leur incapacité à gérer correctement les institutions publiques. » Ces paroles, chargées de colère et de douleur, reflètent le sentiment de nombreux Haïtiens face à cette tragédie.
Rappelons que le MENFP avait, de son côté, affirmé collaborer avec la police et la justice pour éclaircir les circonstances de ce drame. Le ministère a qualifié cette démarche de « devoir moral » envers la famille de Wanderson Zamy, la communauté éducative et la population haïtienne dans son ensemble. Il a également appelé à respecter les mécanismes institutionnels pour résoudre les conflits, insistant sur l’importance de préserver l’intérêt du système éducatif et du pays.
Ce drame, qui a choqué l’opinion publique, met en lumière les dysfonctionnements persistants dans la gestion de la sécurité et des institutions publiques en Haïti. Alors que la communauté éducative et les proches de Wanderson Zamy cherchent à rendre hommage à ce jeune homme plein de vie, les autorités sont appelées à prendre des mesures concrètes pour éviter que de tels événements ne se reproduisent. La mort de Wanderson Zamy ne doit pas être en vain ; elle doit servir de lever de rideau pour un changement nécessaire et urgent.
Rédaction Kominotek NEWS

