
Aux États-Unis, Bryan Hooper, un homme de 54 ans, a retrouvé la liberté après 27 ans passés derrière les barreaux pour un crime qu’il n’a pas commis. Sa libération a été rendue possible grâce aux aveux de Chalaka Lewis, l’ancienne témoin clé du procès, qui a reconnu en juillet dernier être l’auteure du meurtre d’Ann Prazniak, une retraitée de 77 ans tuée en 1998 à Minneapolis.
Mary Moriarty, procureure du comté de Hennepin, a déclaré : « La justice reconnaît enfin que Bryan Hooper a été condamné à tort. Son innocence est désormais établie. » Cette reconnaissance met fin à une longue période d’incarcération pour Hooper, qui avait été condamné à la perpétuité avec un minimum de 30 ans de prison ferme.
Le corps d’Ann Prazniak avait été retrouvé dans son appartement, dissimulé dans des sacs-poubelles et des guirlandes de Noël. Bien que des empreintes de Hooper aient été trouvées sur certains objets de l’appartement, aucune n’apparaissait sur le ruban adhésif utilisé pour ligoter la victime. Ces lacunes dans les preuves n’ont pas empêché la justice de le condamner à l’époque.
Chalaka Lewis, actuellement détenue en Géorgie pour une autre affaire, ne sera pas libérable avant quatre ans. La police de Minneapolis a annoncé la réouverture du dossier Prazniak afin d’examiner les nouveaux éléments fournis par ses aveux.
À sa sortie de prison, Bryan Hooper a été accueilli par sa famille, dont ses enfants qu’il n’avait pas vus grandir. Ému, il a souligné : « Le soutien de mes proches et la persévérance de mes avocats m’ont permis de garder espoir. » Hooper envisage désormais de reconstruire sa vie aux côtés des siens, marquant le début d’un nouveau chapitre après des années de détention injuste.
Rédaction Kominotek NEWS

