
Le jeudi 4 septembre 2025, le ministre de la Justice a été convoqué devant le Conseil présidentiel de transition (CPT) suite à la libération controversée de l’ancien sénateur Nenel Cassy. Lors de cette réunion, le ministre s’est engagé à demander au parquet de Port-au-Prince de réexaminer ce dossier, qui continue de susciter des réactions vivaces au sein du pouvoir intérimaire.
Selon des sources proches du CPT, cette libération aurait été réalisée en dehors des normes judiciaires habituelles, malgré un rapport de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) qui mettrait en cause Nenel Cassy. Ce document indiquerait que l’ancien sénateur était présent sur les lieux du crime lors de l’assassinat de Jacques Pierre Matilus à Delmas 40B, ce qui renforce les soupçons contre lui.
L’affaire a pris une dimension politique après que Nenel Cassy a adressé un message de remerciement à tous les membres du CPT, une initiative qui a provoqué l’indignation de certains conseillers. Ce geste a été perçu comme une tentative de l’ancien sénateur pour influencer les décisions du CPT, ce qui a renforcé les tensions au sein du conseil.
Le CPT a exprimé son souci de garantir que la justice suive son cours naturel et que les procédures légales soient respectées, particulièrement dans les dossiers impliquant des personnalités publiques. Les membres du conseil ont insisté sur la nécessité d’une transparence totale dans ce dossier, afin d’éviter tout soupçon de partialité ou d’ingérence politique.
En somme, cette affaire met en lumière les défis auxquels est confronté le système judiciaire haïtien, notamment dans les cas où des figures publiques sont impliquées. Le CPT seems déterminé à veiller à ce que les règles de droit soient appliquées sans égard à la position ou à l’influence des individus, dans le but de restaurer la confiance du public dans les institutions.
Rédaction Kominotek NEWS

