
Le Centre Pilote de formation professionnelle (CPFP), deuxième établissement public d’enseignement technique et professionnel du pays, continue de remplir sa mission éducative malgré les ressources limitées dont il dispose. Contrairement à d’autres institutions similaires, comme celle de J.B. Damier, le CPFP ne reçoit aucune subvention de l’État, bien que l’Institut national de la formation professionnelle (INFP) soit censé superviser et réglementer l’ensemble des écoles professionnelles publiques en Haïti.
Situé à Drouillard, dans la commune de Cité-Soleil, le CPFP a formé des milliers de jeunes dans divers domaines techniques tels que l’électricité, la construction métallique, la mécanique diesel, la plomberie, la construction de bâtiments et les travaux publics. Conçu pour accueillir des étudiants issus de milieux défavorisés, cet établissement souffre aujourd’hui d’un manque de soutien de la part de l’État, ce qui complique sa mission de formation.
Malgré ces défis, le CPFP continue de fonctionner grâce à l’engagement de son équipe pédagogique et administrative. Cependant, l’absence de financement public affecte directement la qualité des infrastructures et des équipements, rendant difficile la préparation des étudiants aux réalités du marché du travail. Les ateliers et les laboratoires, essentiels à la formation pratique, manquent souvent de matériel moderne et adapté aux normes internationales.
Les responsables du CPFP déplorent cette situation, soulignant que l’absence de subventions contrarie les efforts déployés pour offrir une éducation de qualité. Ils estiment que l’État devrait jouer un rôle plus actif en soutenant financièrement ces institutions, qui forment pourtant la main-d’œuvre dont le pays a désespérément besoin pour se développer.
En dépit de ces obstacles, le Centre Pilote reste un symbole d’espoir pour les jeunes de la région, qui y voient une opportunité de se former dans des domaines en demande. Les anciens élèves de l’établissement, nombreux à avoir intégré le marché du travail, témoignent de la qualité de la formation dispensée et de l’impact positif que le CPFP a eu sur leur vie.
Cependant, pour continuer à remplir sa mission, le Centre Pilote a besoin d’un soutien accru, non seulement de l’État, mais aussi de la société civile et des partenaires internationaux. Seule une collaboration étroite entre ces acteurs pourra permettre à cette institution de surmonter ses difficultés et de former les futures générations de professionnels dont Haïti a tant besoin.
Rédaction Kominotek NEWS

