
L’administration Trump a rendu public lundi 21 juillet plus de 230 000 pages d’archives classifiées concernant l’assassinat de Martin Luther King en 1968. Cette décision intervient malgré les préoccupations exprimées par la famille du célèbre leader des droits civiques.
Le président Donald Trump avait signé un décret le 23 janvier, ordonnant la déclassification des archives gouvernementales relatives à l’assassinat de John F. Kennedy en 1963, ainsi que ceux de son frère Robert F. Kennedy et de Martin Luther King Jr. en 1968.
En mars, des documents classifiés sur l’assassinat de John F. Kennedy avaient déjà été publiés, suscitant de nombreuses réactions et spéculations. En avril, c’était au tour des archives concernant l’assassinat de Robert F. Kennedy, père de l’actuel ministre de la Santé de l’administration Trump, Robert Kennedy Jr., et ancien ministre de la Justice.
Les documents publiés lundi comprennent des informations sur l’enquête menée par le FBI, la traque internationale de l’assassin présumé de Martin Luther King, ainsi que le témoignage d’un de ses codétenus. Selon un communiqué de la directrice du Renseignement national américain, Tulsi Gabbard, ces publications témoignent de la volonté des États-Unis de garantir une transparence totale concernant cet événement tragique et marquant de l’histoire du pays.
Cependant, les enfants de Martin Luther King ont exprimé leurs inquiétudes dans un communiqué. Ils craignent que ces documents ne soient détournés pour attaquer l’héritage de leur père ou les réalisations du mouvement des droits civiques. Ils rappellent que durant sa vie, Martin Luther King était la cible d’une campagne de désinformation et de surveillance orchestrée par J. Edgar Hoover, alors directeur du FBI, dans le but de discréditer sa réputation et celle du mouvement pour les droits civiques.
Les enfants de Martin Luther King réaffirment leur scepticisme quant à la culpabilité de James Earl Ray, un ségrégationniste blanc condamné pour l’assassinat de leur père. L’assassinat avait eu lieu le 4 avril 1968 sur le balcon d’un motel de Memphis, où Martin Luther King s’était rendu pour soutenir des éboueurs en grève. James Earl Ray est décédé en prison en 1998.
Cette publication intervient dans un contexte où les questions autour de la transparence gouvernementale et de la gestion des archives classifiées restent particulièrement sensibles, notamment concernant des événements historiques marquants qui continuent de faire l’objet de débats et de spéculations.
Rédaction Kominotek NEWS

