
Le porte-parole du Secteur démocratique et populaire, Me André Michel, a vivement condamné l’incendie criminel perpétré par le gang « Kokorat San Ras » à l’encontre du commissariat de police de Marchand-Dessalines, située dans le département de l’Artibonite. Cet acte de violence a eu lieu dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 juillet 2025.
Me Michel a exprimé son indignation face à cette escalade de violence, qui s’inscrit dans un contexte de dégradation de la sécurité en Haïti. Il a souligné que, malgré la mise en place du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) il y a quatorze mois, les gangs continuent de renforcer leur emprise sur le territoire, semant la terreur et le chaos.
« Les Haïtiens ont déjà tant souffert des affrontements incessants, des enlèvements, des meurtres et des déplacements forcés. Maintenant, les cibles des gangs incluent des infrastructures essentielles comme les commissariats de police, ce qui montre une escalade sans précédent dans les actes de violence », a déclaré Me Michel.
Il a également critiqué l’incapacité des autorités à contenir la montée en puissance des gangs, soulignant que cette situation met en danger non seulement les forces de l’ordre, mais aussi les civils innocents. « Comment peut-on espérer reconstruire un pays lorsque les structures chargées de protéger les citoyens sont elles-mêmes attaquées ? », a-t-il interrogé.
Me Michel a appelé à une mobilisation urgente de la communauté internationale pour soutenir Haïti face à cette crise sécuritaire. « Il est temps que la communauté internationale prenne des mesures concrètes pour aider à désarmer les gangs et à rétablir l’autorité de l’État », a-t-il insisté.
Enfin, il a exhorté les Haïtiens à rester unis et à résister face à cette vague de violence. « Nous devons collectivement rejeter ces actes barbares et œuvrer pour un avenir plus paisible et plus stable pour notre pays », a conclu Me Michel.
Cet incident souligne une fois de plus la gravité de la situation en Haïti, où les gangs continuent de déstabiliser le pays, semant la peur et le désespoir parmi la population. La condamnation de Me Michel reflète l’indignation générale face à ces actes de violence, et met en lumière l’urgence d’une solution durable pour sortir de cette crise.
Rédaction Kominotek NEWS

