
Washington, 17 juillet 2025 – Le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS) a réaffirmé cette semaine un message clair concernant le Statut de Protection Temporaire (TPS) : le « T » dans TPS signifie bien « temporaire ». Cette réitération intervient alors que de nombreux bénéficiaires du TPS, notamment originaires d’Haïti, du Nicaragua, du Salvador et du Honduras, résident aux États-Unis depuis les années 1990 ou 2000, après avoir fui des catastrophes naturelles ou des crises politiques graves.
« Encore une fois, le T dans TPS signifie TEMPORAIRE. Il n’a jamais été prévu pour durer un quart de siècle », a déclaré un haut responsable du DHS. Cette mise au point intervient dans un contexte où plusieurs pays d’origine des bénéficiaires du TPS auraient vu leurs conditions s’améliorer, selon les autorités américaines. « Pour beaucoup, le TPS a été accordé après des tremblements de terre, des ouragans ou des conflits. Mais maintenant que ces situations ont évolué, il est temps de rentrer à la maison », a insisté Homeland Security.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, l’administration a multiplié les signaux d’un durcissement de sa politique migratoire. Le TPS, qui était souvent renouvelé par les précédentes administrations, semble désormais menacé pour certains groupes. Selon des sources proches du DHS, l’administration pourrait décider de ne pas renouveler certaines désignations de TPS lors de leur prochaine échéance. Parallèlement, les autorités encouragent les bénéficiaires à se préparer à leur retour volontaire ou à explorer d’autres voies légales pour régulariser leur situation. Des campagnes de sensibilisation seraient d’ailleurs en cours dans certaines communautés concernées.
Pour de nombreuses familles installées aux États-Unis depuis plus de 20 ans, ce rappel a l’effet d’un choc. Beaucoup ont construit leur vie dans le pays, y ont élevé leurs enfants et contribué à l’économie américaine. Pour eux, « rentrer à la maison » signifie souvent retourner dans des pays où ils n’ont plus de liens solides ni de sécurité garantie.
Des groupes de défense des droits des migrants ont déjà appelé l’administration à prendre en compte les réalités sociales, économiques et sécuritaires actuelles dans les pays concernés. En particulier, en Haïti, où persiste une crise humanitaire et sécuritaire, les organisations plaident pour que ces facteurs soient intégrés dans les décisions concernant le TPS.
Rédaction Kominotek NEWS

