Le 8 juillet 2025, le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a pris une décision marquante en inscrivant les groupes armés « Viv Ansanm » et « Grand Grif » sur sa liste de sanctions. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du régime établi par la résolution 2653 adoptée en 2022.
Après les États-Unis, c’est maintenant l’ONU qui frappe ces groupes criminels. « Viv Ansanm », une coalition qui domine plus de 80 % de Port-au-Prince, et « Grand Grif », actif dans le département de l’Artibonite, sont désormais visés par des sanctions internationales.
Selon un communiqué officiel, le Comité du Conseil de sécurité, créé en vertu de la résolution 2653, a approuvé l’ajout de ces groupes à la liste des entités soumises à des mesures restrictives. Ces sanctions incluent notamment le gel des avoirs, l’interdiction de voyager et l’embargo sur les armes. De plus, elles permettront à l’INTERPOL de lancer des mandats d’arrêt contre les membres de ces groupes, renforçant ainsi les efforts pour les neutraliser.
Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement alarmant en Haïti. Selon un rapport récent de l’ONU, plus de 4 000 homicides volontaires ont été enregistrés depuis mars, dont 376 femmes et 89 mineurs. Par ailleurs, plus d’1,3 million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, dont la moitié sont des enfants. Ces chiffres témoignent d’une situation humanitaire de plus en plus critique.
Ces sanctions internationales visent à affaiblir les groupes armés responsables de cette violence et à rétablir un minimum de stabilité dans un pays en proie à l’anarchie. L’ONU espère que ces mesures dissuasives contribueront à ramener la paix et à protéger les civils innocents qui souffrent quotidiennement des affrontements.
Rédaction Kominotek NEWS

