Haïti – Transparence : Guerrier Henri interpelle la plateforme ECC sur le financement du RNDDH

Le 9 juillet 2025, le journaliste Guerrier Henri a envoyé une lettre ouverte à Edouard Paultre, coordonnateur de la plateforme Ensemble Contre la Corruption (ECC), pour demander des clarifications concernant le financement du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH). Il réclame une enquête indépendante sur l’origine et la gestion des fonds reçus par cette organisation, membre fondateur de l’ECC.
À Port-au-Prince, le 10 juillet 2025, Guerrier Henri a mis en lumière trois institutions publiques qui auraient contribué financièrement au RNDDH : l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA), le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD) et l’Autorité Portuaire Nationale (APN). Si le financement du BMPAD a été confirmé publiquement, les montants et les conditions d’attribution des fonds provenant de l’ONA et de l’APN restent flous.
Selon le journaliste, cette opacité entache la crédibilité du RNDDH, pourtant considéré comme une organisation majeure dans la défense des droits humains en Haïti. Guerrier Henri s’inquiète de possibles conflits d’intérêts et de l’absence de mécanismes de contrôle.
Animateur de l’émission “Boukante Lapawòl”, Guerrier Henri pose plusieurs questions :
– Quels sont les montants exacts versés par ces institutions ?
– Quelles sont les conditions d’attribution des fonds ?
– Des audits ont-ils été réalisés ?
– Quels sont les autres bailleurs de fonds, nationaux ou étrangers, qui soutiennent financièrement le RNDDH ?
Il propose que l’ECC conduise une enquête indépendante, dont les conclusions doivent être rendues publiques, afin de restaurer la confiance et de promouvoir une gouvernance exemplaire au sein des organisations de la société civile.
« La lutte contre la corruption ne peut être crédible que si elle s’applique à tous, sans exception », déclare Guerrier Henri dans sa lettre, également envoyée à plusieurs institutions de contrôle, notamment l’ULCC, le CFATF, le GAFI, la DCPJ et l’Inspection Générale des Finances (IGF).
Cette initiative intervient dans un contexte de méfiance croissante envers les structures de gouvernance en Haïti. Guerrier Henri appelle à la responsabilité de l’ECC pour garantir l’intégrité de ses membres et affirmer sa volonté de transparence.
Rédaction Kominotek NEWS

