Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé d’imposer des sanctions ciblées contre les coalitions de gangs haïtiennes « Viv ansanm » et « Gran grif ». Cette décision intervient après que ces groupes aient été officiellement désignés comme organisations terroristes par l’administration Trump en mai dernier. Cette mesure s’inscrit dans le contexte d’une escalade de la violence en Haïti, qui préoccupe de plus en plus la communauté internationale.
Le 8 juillet 2025, le Comité créé par la résolution 2653 (2022) du Conseil de sécurité a approuvé l’ajout de ces deux groupes à la liste des entités sous sanctions. Cette résolution vise à lutter contre le terrorisme et les activités criminelles qui déstabilisent le pays et la région. Les sanctions incluent notamment le gel des avoirs, l’interdiction de voyager et une embargo sur les armes, dans le but de limiter les capacités opérationnelles de ces groupes.
Cette décision de l’ONU suit de près celle des États-Unis, qui avaient déjà pris des mesures similaires contre ces organisations. L’administration américaine avait justifié cette désignation par le rôle clé que jouent ces groupes dans l’aggravation de la violence et de l’insécurité en Haïti. Les actions de ces gangs, notamment les enlèvements, les extorsions et les affrontements meurtriers, ont contribué à plonger le pays dans un climat de terreur et de chaos.
La situation en Haïti s’est particulièrement détériorée ces dernières années, avec une recrudescence des kidnappings ciblant aussi bien les Haïtiens que les étrangers. Les groupes armés ont également été impliqués dans des attaques contre des infrastructures critiques, des hôpitaux et des écoles, exacerbant les difficultés humanitaires déjà criantes.
L’ONU espère que ces sanctions internationales aideront à isoler ces groupes et à réduire leur capacité à financer leurs activités illicites. Cependant, des défis importants subsistent, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre effective de ces mesures et la coordination entre les différents pays pour empêcher que ces groupes ne continuent de sévir impunément.
En outre, cette décision souligne la nécessité d’une action concertée à l’échelle internationale pour répondre à la crise sécuritaire en Haïti. La communauté internationale est appelée à renforcer son soutien au gouvernement haïtien et aux institutions locales pour restaurer l’ordre et la stabilité dans le pays.
En conclusion, les sanctions imposées par l’ONU contre « Viv ansanm » et « Gran grif » marquent un pas important dans la lutte contre les groupes criminels en Haïti. Cependant, pour que ces mesures portent leurs fruits, il est essentiel que la communauté internationale maintienne une pression constante et apporte un soutien durable au peuple haïtien.
Rédaction Kominotek NEWS

