
La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a demandé à Me Caleb Jean-Baptiste de se présenter dans ses locaux situés à Clercine 8, sur la route de l’aéroport prolongée, le vendredi 11 juillet 2025. Cette convocation fait partie d’une enquête en cours, comme l’indique une correspondance signée par le directeur central de la DCPJ, en date du mardi 8 juillet 2025.
Pour l’instant, aucun détail officiel n’a été fourni concernant les motifs exacts de cette convocation. Cependant, cette démarche intervient dans un contexte marqué par des tensions entre Me Jean-Baptiste et le Barreau de Port-au-Prince. Récemment, ce dernier avait tenté de restreindre les activités de l’avocat, inscrit au barreau d’Aquin, dans sa juridiction. Me Jean-Baptiste avait vivement critiqué ces actions, les qualifiant de manœuvres d’intimidation et de persécution professionnelle.
Réagissant à cette convocation, l’avocat a exprimé sa détermination : « Nous ne reculons pas, on ne fait pas dans la lâcheté. Je ne suis pas inquiet. » Il a ajouté en créole : « Ti mari pap monte, ti mari pap desann. »
Me Jean-Baptiste est allé plus loin en accusant le Barreau de Port-au-Prince et la DCPJ d’être complices d’un complot contre lui. Il a également affirmé avoir été victime d’une tentative d’assassinat lors d’une précédente visite dans les locaux de la DCPJ.
L’avocat est connu pour son implication dans plusieurs dossiers sensibles, notamment des enquêtes sur le trafic d’organes, le scandale Unibank et des cas de corruption au sein du système judiciaire. Face aux pressions, il a affirmé rester inébranlable : « Je vais parler avant qu’on ne me tue. » Il a ainsi mis en garde contre toute tentative visant à l’écarter de ses combats judiciaires.
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre certains membres du barreau et les autorités judiciaires en Haïti. Elle soulève également des questions sur les conditions dans lesquelles les enquêtes sensibles sont menées dans le pays.
L’évolution de ce dossier sera suivie de près par les observateurs du monde judiciaire et les défenseurs de l’État de droit.
Rédaction Kominotek NEWS

