
Ce vendredi matin, une nouvelle attaque armée a éclaboussé le quartier de Delmas 31, près de l’école Saint-Louis de Gonzague. Un conducteur a été gravement blessé par balle au ventre après avoir refusé de remettre les clés de son véhicule à deux individus non identifiés.
L’incident s’est déroulé vers 7h50, alors que l’homme venait de déposer un élève à l’école. Les agresseurs ont tenté de lui arracher les clés de sa voiture. Face à son refus, ils ont ouvert le feu, le touchant à l’abdomen. Le conducteur a réussi à se réfugier à l’intérieur de l’école avant d’être évacué vers l’hôpital.
La fusillade a semé la panique parmi les habitants. Plusieurs témoins ont rapporté avoir entendu des coups de feu, tandis que les assaillants ont pris la fuite rapidement.
Un marchand de sandwichs, installé dans le secteur depuis plus de vingt ans, a exprimé son inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire. Selon lui, l’afflux d’activités commerciales et le déplacement de certaines entreprises vers Delmas 31 ont rendu la zone plus vulnérable. « Les patrouilles policières existent, mais elles sont loin d’être suffisantes pour endiguer les vols à main armée et les crimes violent », a-t-il déclaré.
Cette attaque met en lumière la persistance des bandes armées qui terrorisent Delmas, souvent à moto ou à bord de véhicules. Leurs modes opératoires variés incluent des braquages en plein jour, des cambriolages, des incendies criminels et même des infiltrations via des passages secrets creusés pour accéder aux habitations.
Face à cette montée de violence, une question se pose : les bandits sont-ils mieux organisés et mieux équipés que les forces de l’ordre ?
Rédaction Kominotek NEWS

