
Le politicien et avocat haïtien, Me André Michel, a vivement critiqué ce vendredi sur le réseau social X (anciennement Twitter) les pressions et les menaces exercées sur les résidents de Carrefour et Fontamara pour les contraindre à participer à une manifestation organisée par des groupes armés.
« Anpil presyon ak menas fèt sou moun Kafou ak Fontamara pou yo patisipe nan Manifestasyon Gang Teworis yo ap fè jodi a Vandredi a. Nou konprann sa. Moun Kafou ak Fontamara ap toujou nan kè m. Yon jou nap libere peyi a anba gang. Pa gen dyalòg ak gang ! Pa gen amnisti pou teworis », a écrit Me André Michel.
À travers ces propos, l’ancien porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire exprime son soutien aux habitants de ces quartiers populaires, souvent prises en otage par les violences des groupes armés. Il insiste également sur la nécessité d’adopter une position ferme et sans concession face aux acteurs de l’insécurité, rejetant catégoriquement toute idée de dialogue ou d’amnistie envers les gangs et les auteurs d’actes terroristes.
Cette déclaration intervient dans un contexte de grande tension à Port-au-Prince, où les groupes armés continuent de faire régner leur loi, allant même jusqu’à organiser des manifestations pour tenter de légitimer leurs actions.
Me André Michel, connu pour son engagement en faveur de la justice et de la démocratie, souligne une fois de plus la nécessité d’une approche radicale pour mettre fin à l’emprise des gangs sur le pays. Sa déclaration a été largement relayée sur les réseaux sociaux, suscitant des réactions variées, mais renforçant le débat sur la sécurité et la gouvernance en Haïti.
Rédaction Kominotek NEWS

